« L’ORCW est inégalable. Une qualité exceptionnelle »
René Martin

René MartinRené Martin est directeur artistique de festivals de musique classique. Il organise 1500 concerts dans le monde et est, entre autres, le créateur et l’organisateur du Festival international de piano de La Roque-d’Anthéron et de La Folle journée de Nantes.

Pendant plus d’un an, une équipe de la RTBF radio, formée par Thierry Vangulick et Patrice Hardy, a suivi l’Orchestre de Chambre dans ses pérégrinations en Belgique et à l’étranger, pour tenter de capter ce qui fait la force et l’excellence de cet ensemble unique en Belgique.

Extraits de ce reportage :

« Gare de Lille. Les membres de l’ensemble se retrouvent avec plaisir pour un nouveau voyage, le Festival de la Grange de Meslay à Tours. Un des plus prestigieux festivals de musique de chambre en Europe, n’y sont invités que les meilleurs ensembles et les solistes les plus réputés. Un rendez-vous très important pour l’orchestre qui aura une belle occasion de faire parler de lui sur la scène internationale. Et puis, il accueille les plus grands noms de la musique classique, et parmi eux, Augustin Dumay et Gérard Caussé, un virtuose de l’alto. Une affiche qui a tout pour séduire le public très exigeant.

Si l’accueil du public a été très enthousiaste, celui de René Martin, l’organisateur du Festival, est carrément dythirambique :

  • « Le premier concert est extraordinaire, je trouve. Avec l’orchestre, avec Augustin (Dumay), et puis Gérard Caussé, la complicité qu’il y a avec les… la relation du chef avec l’orchestre, c’est formidable, vraiment formidable. Et je trouve que l’orchestre, dans le répertoire dit « classique », enfin Mozart, Haydn, ils sont quasiment inégalables. Ils atteignent aujourd’hui, je trouve, une qualité exceptionnelle (…) C’est vrai que c’est très très difficile d’interpréter Mozart ou interpréter Haydn. Et là, on obtient quelque chose… la dynamique, la respiration, enfin tout est là (…) J’organise 1500 concerts dans le monde aujourd’hui ».

Ça devient une référence, l’Orchestre de Chambre de Wallonie ?

  • « Pour moi, c’est une référence. Vous voyez, le Festival de la Grange de Meslay, c’est un festival extrêmement prestigieux, c’est un festival où tous les grands orchestres de chambre sont venus : English Chamber, l’Orchestre de Richter avec SviatoslavRichter, enfin, tous les grands orchestres sont venus ici, et je trouve que le concert que l’on vient d’entendre est digne de ce nom, c’est-à-dire… nous sommes au même niveau. Et je pense que je vais réinviter l’orchestre… je vais engager une collaboration avec eux, parceje trouve qu’ils méritent d’ête soutenus et d’être reconnus ». (René Martin)

« L’ORCW est dans le dernier carré »

Gérard Caussé
Altiste

Gérard Caussé, ami de toujours d’Augustin Dumay, est lui aussi très élogieux :

« Je pense qu’il (l’orchestre) est dans le dernier carré. Ces 10 années l’ont hissé vraiment à un très haut niveau. Il n’y a pas de doute, ils sont vraiment super… »

 


« L’orchestre Royal de Chambre de Wallonie est un des meilleurs ensembles mondiaux »

Jean-Pierre Wallez

Violoniste et chef d’orchestre
Directeur musical de l’ORCW (1987 > 1990)

Jean-Pierre Wallez


« Quel chemin parcouru par l’ORCW depuis les années 80, depuis le temps où j’enrichissais leur répertoire des classiques du 20e siècle! 

Leur rapidité d’adaptation, leur flexibilité au travers des différents styles, leur professionnalisme et surtout l’équilibre et la beauté de leur sonorité, les placent incontestablement aujourd’hui au niveau des meilleurs ensembles mondiaux« .

Jean-Pierre Wallez

« Lorsque l’ORCW m’invita pour assumer sa direction artistique, ma préoccupation
immédiate fut d’ouvrir son répertoire aux auteurs romantiques, et faisant suite à la collaboration que j’avais partagée avec Pierre Boulez, aux classiques du XXesiècle. Cette mutation était indispensable et lui a permis de mieux servir le patrimoine
musical.

De plus, le travail de la qualité et de l’équilibre sonore fut essentiel pour
personnaliser par le son l’identité de l’ensemble.

La longue tradition de l’école franco-belge lui a certainement apporté l’exigence
qu’il a évidemment développé au fil des rencontres.

L’ORCW s’est hissé parmi les meilleurs ensembles européens, et la mission qu’il
remplit fait de lui l’un des ambassadeurs privilégiés de la Région wallonne et de la
Fédération Wallonie-Bruxelles.

Je souhaite qu’il puisse apporter à toute la communauté européenne le partage de l’émotion dont elle a tant besoin ».

Jean-Pierre Wallez


Jean-Paul Dessy

Violoncelliste et compositeur
Directeur musical de l’ORCW (1997 > 2002)

« Mes plus grandes joies à la direction de l’ORCW ont été d’interpréter en concert et au disque des musiques que je vénérais et dont il me semblait que les musiciens de l’orchestre et moi-même pourrions les porter à leur plus haut degré d’incandescence. Ainsi avons-nous sorti au disque 3 intégrales : toutes les oeuvres pour orchestre à cordes du belge Jean Rogister, la totalité de celles composées par l’immense compositeur Polonais Witold  Lutoslawski ainsi que l’intégralité des pièces  écrites par  l’extraordinaire inventeur de sonorités inédites Giacinto Scelsi,  intégrale pour  laquelle nous avons reçu de nombreuses distinctions dont le « Choc » du Monde de la Musique. 

Nous avons également pu faire découvrir en première belge ou en création mondiale des œuvres de compositeurs devenus depuis lors des figures importantes de la musique d’aujourd’hui tels, entre autres, John Adams, John Tavener, Michael Nyman, Giovanni Solima, Jérôme Combier, Aaron Jay Kernis, Juliana Hodkinson ou Irinel Anghel. 

Autre moment inoubliable :  en 1998, nous avons donné, en grande pompe, la première exécution officielle du « Chant des Wallons », quand le parlement Wallon a décidé d’en faire l’hymne officiel de la Wallonie. J’avais pour l’occasion demandé au plus célèbre des compositeurs wallons, feu Henry Pousseur, d’en faire un arrangement pour l’ORCW ». 

Jean-Paul Dessy


Augustin Dumay

Violoniste et chef d’orchestre
Directeur musical de l’ORCW (2003 > 2014)
Chef principal (2014-2015)

« Si l’on observe avec attention le panorama musical du XXIe siècle, force est de constater que ce type d’orchestre de chambre a presque totalement disparu : les orchestres baroques les ont progressivement remplacés tout en apportant un souffle nouveau.   

L’ORCW est l’un des très rares survivants. Pourquoi et comment ? Certainement par sa forte implantation locale et son rôle essentiel dans le cadre du tissu social désiré par les autorités culturelles, mais également par le travail très efficace fait par les dirigeants administratifs, l’encadrement et les musiciens qui, depuis des années et avec talent et dévotion, sont dévoués à cette cause et à cette politique.

Dans ce contexte, un développement international est non seulement possible mais indispensable. Donner à l’orchestre une plus grande visibilité hors frontières a été une part importante de ma mission à la tête de l’ORCW. C’est ainsi que j’ai pu amener l’orchestre sur de nombreuses grandes scènes européennes comme le Théâtre des Champs-Élysées et le Grand Auditorium de Radio France à Paris, l’Auditorium de Lyon, la Fondation Gianadda (Suisse), et dans le cadre de festivals internationaux en France (Radio France-Montpellier, La Roque d’Anthéron, La Grange de Meslay, Menton, Grands Interprètes Toulouse), aux Pays-Bas (Robeco Concertgebouw Amsterdam, Eindhoven, Utrecht), en Roumanie (Festival de Bucarest), et même jusqu’en Chine (Festival de Pékin) et à Abu Dhabi.

Outre l’importance de son ancrage local, la visibilité internationale d’un orchestre est une autre donnée essentielle pour sa pérennité. C’est la pierre que j’ai été heureux d’apporter à ce bel édifice. 

Gratitude à tous pour cette belle énergie et ces belles synergies ! »

Augustin Dumay


 Frank Braley

Pianiste et chef d’orchestre
Directeur musical de l’ORCW (2014 > 2019)

« Ça ne fait pas des lustres, un lustre seulement. Depuis cinq ans j’ai le privilège d’être directeur musical de l’ORCW. C’est peu dans la riche et longue vie de l’orchestre, mais dans la mienne ces années auront beaucoup compté. 

Je pense avec émotion aux grands musiciens dans les pas de qui j’ai posé les miens à ce poste, ceux que vous aurez la chance d’entendre ce soir, et ceux qui nous ont quittés comme Philippe Hirschhorn, et bien sûr Lola Bobesco la fondatrice de l’orchestre. Tous jouaient d’un instrument à cordes, cordes frottées comme on dit, souvent même caressées. Pour la première fois en 2014 les musiciens de l’ORCW ont vu arriver à leur tête un musicien à cordes… frappées ! 

Je n’étais certes pas considéré comme le plus « frappeur » des pianistes, mais à leur contact j’ai appris encore plus à vibrer, à chanter avec cette mécanique complexe faite de touches, leviers, étouffoirs, jusqu’aux marteaux percutant les cordes – cet instrument d’illusionniste que j’aime tant. 

Grâce à leur patience, à leur bienveillance, j’ai aussi découvert l’activité de chef d’orchestre et continué d’évoluer comme musicien en élargissant mon champ (chant) d’expression, pour ce cadeau je leur suis profondément reconnaissant ». 

Frank Braley
20 décembre 2018


 

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