Apologie de Carmen / Vahan Mardirossian, Svetlin Roussev

Le jeudi 28 avril 2022
  • À 20:00
Mons, Théâtre Le Manège

À propos de cet événement

Depuis la période baroque, les instruments à cordes sont considérés par les compositeurs comme la base indispensable des orchestres. Ce n’était pas le cas des instruments à percussion, pourtant premiers instruments musicaux inventés par l’Homme et présents depuis toujours dans l’histoire de la musique. Ainsi l’orchestre de Haydn – l’ancêtre des orchestres d’aujourd’hui – était constitué d’un important ensemble de cordes (2 sections de violons, 1 section d’altos, violoncelles et contrebasses), de quelques instruments à vents (flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, cors et trompettes) et d’une timbale, parfois renforcée par un triangle ou une petite caisse, pour donner des couleurs souvent militaires à l’œuvre.

Au fil des temps, le rôle des percussions s’amplifie. A partir de la moitié du 19e siècle, les grosses caisses, les cymbales et autres tambourins font leur apparition au sein de l’orchestre symphonique. Parallèlement, celui-ci devient plus imposant en augmentant la quantité de cordes et de vents et en renforçant la section des cuivres. Il faudra toutefois attendre le 20e siècle pour que des compositeurs confient aux percussions des parties plus importantes et indépendantes, qui ne servent pas que pour le renforcement de restant de l’orchestre.

Bernstein et Schedrine ont composé les œuvres présentées lors de ce concert pour un orchestre constitué intégralement de cordes et de percussions, en occultant volontairement les vents. Et le résultat est tout simplement époustouflant.

Leonard Bernstein compose sa Sérénade suite à la demande d’Isaac Stern de lui écrire une œuvre concertante pour violon et orchestre. Il s’inspire du « Banquet » de Platon, dans lequel chaque mouvement retranscrit en musique les paroles des grands philosophes présents à ce banquet. Ainsi, chacun des cinq mouvements de la Sérénade porte le nom de celui qui prend la parole : Phaedrus-Pausania (1), Aristophane (2), Eriximachus (3), Agathon (4) et Socrates-Alcibiades (5).

Le compositeur russe Rodion Schedrine écrit sa Suite « Carmen » à la demande de sa femme,  la grande ballerine Maya Plesetskaya, qui désire incarner la célèbre gitane. L’opéra de Georges Bizet se voit transformer en ballet, et sera par la suite repris par des orchestres pour le jouer en version « concert ».

Vahan Mardirossian, direction
Svetlin Roussev, violon

Programme :

  • Leonard Bernstein : Sérénade « Platon » pour violon et orchestre
  • Rodion Schedrine : Suite « Carmen » d’après Bizet

 

Bon à savoir

Théâtre Le Manège, rue des Passages 1, 7000 Mons
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