L’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie triomphait dimanche soir à la basilique. Mené de main de maître par un Augustin Dumay en grande forme, il a subjugué le public qui ne s’attendait pas à tant de splendeurs. Certes, le programme y était pour beaucoup : d’abord l’admirable Romance pour violon et orchestre de Dvorak…

Mozart ensuite avec son Concerto pour violon KV 216 et la 29e symphonie KV 201. Là, l’éblouissement fut complet ! Le concerto, svelte, incisif, turbulent et drôle par instants, nous révélait le Mozart épuré de ses rondeurs excessives, le Mozart que des maîtres tels qu’Harnoncourt, Immerseel ou Gardiner ont totalement redessiné. Le soliste – et chef – s’intégrait avec une évidente complicité dans le jeu orchestral sans jamais jouer au virtuose ni chercher à dominer.

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