Télé MB et l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie proposent le magazine #CLASSIQUE tous les troisièmes samedis du mois. Le nouveau Directeur musical et Chef de l’Orchestre Vahan Mardirossian explique comment il est arrivé à Mons, quelles ont été ses premières impressions au contact du groupe de musiciens et fait un retour sur ses débuts internationaux en tant que pianiste, puis en tant que Chef.

(Pour consulter ou télécharger la brochure, cliquez ICI ou sur l’image ci-contre)

L’ EDITO DE VAHAN MARDIROSSIAN

« Ecrire son premier édito en ce temps tumultueux n’est pas une chose aisée. Alors que nous venons de traverser une période particulièrement difficile pour l’art et l’humanité tout entière, nos équipes ont continué le travail pour assurer à notre public une saison de très grande qualité, éclectique, avec des découvertes émotionnelles et des œuvres appréciées : tout ce dont nous avons besoin en ce moment.

L’accent a été mis sur nos compositeurs et solistes, tels Henry Vieuxtemps, Eugène Ysaÿe, Joseph Gehot, Guillaume Lekeu, le Quatuor Alfama, Bernard Carlier, l’Ensemble vocal Le Petit Sablon et ses solistes, Tatiana Samouil, Eliane Reyes, sans oublier bien entendu les classiques et les incontournables. Mon quinquennat en tant que Directeur musical sera également marqué par la redécouverte de l’intégrale des Symphonies pour cordes de Mendelssohn.

Nous vous proposons de vivre votre soirée musicale autrement. Les concerts seront désormais d’une durée d’une heure et sans entracte. Ils seront suivis d’afters pendant lesquels des surprises artistiques ou autres vous seront offertes.

Par ailleurs, nous avons une réelle envie d’aller chercher notre public là où il se trouve, sans attendre qu’il nous découvre dans nos lieux de concerts habituels. De ce fait, nous allons nous déplacer dans des endroits insolites et explorer de nouveaux lieux de représentations.

En tant que nouveau directeur musical de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, j’ai le devoir de poursuivre le travail de mes illustres prédécesseurs. Je les remercie de tout cœur pour l’héritage qu’ils m’ont laissé. Je suis extrêmement ému de prendre le relais de quelques-uns de mes héros de toujours, Lola Bobesco, Philippe Hirshhorn, Augustin Dumay et Frank Braley. J’espère très sincèrement être leur digne successeur.

Je terminerai mes propos en laissant la place à la musique car quand le monde arrête de tourner rond, il ne peut être sauvé que par la beauté et l’art.

Que notre voyage musical et artistique commence !!!

Vahan Mardirossian
Directeur musical de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie
2020 > 2024


Après 6 mois d’absence suite à la crise sanitaire due au covid-19, l’orchestre a repris les répétions sous la direction de Vahan Mardirossian.

Premières répétitions à l’ORCW
C ‘est un grand jour pour les musiciens de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie puisqu’ils entament leurs premières répétitions avec leur nouveau directeur musical Vahan Mardirossian. Dés répétitions qui auraient du débuter au mois de mars mais qui ont du être postposées en raison de la pandémie de covid. Et bien que les prochaines dates de concert ne soient pas garanties, il était important pour les musiciens de reprendre malgré tout le travail.

Télé MB, 19/08/2020

 


« 6 mois sans jouer ! Une expérience éprouvante pour les douze musiciens de l’Orchestre de chambre de Wallonie. Une expérience qui a pris fin cette semaine avec la reprise des répétitions en présentiel. Un moment d’autant plus attendu que c’était aussi VivaCitéla première fois que Varan Mardirossian le nouveau directeur artistique de l’orchestre dirigeait l’ensemble. Avec pour objectif un premier concert dans une saison complètement chamboulée ».

RTBF, La Prem1ère, Vivacité – Reportage Thierry Vangulick


« L’ORCW vibre à nouveau, et c’est sous la baguette d’un nouveau chef. Vahan Mardirossian est devenu le nouveau directeur musical de l’orchestre en janvier. Mais il n’a pu mener ses premières répétitions que lundi. « Après cette longue interruption, j’étais très heureux de pouvoir commencer ce travail. On comprend à quoi on sert. Si on enlève à un musicien la musique et la scène, il n’y a plus aucune raison de vivre. Le public a aussi besoin de cette nourriture spirituelle, sinon il reste toujours sur sa faim, même le ventre rempli. J’ai d’ailleurs hâte d’être à la chapelle musicale Reine Elisabeth le 27 août pour notre premier concert. »

Pour lire l’article et voir la vidéo, cliquez ICI

DH Mons, G.La, 19/08/2020


« La musique résonne à nouveau dans les Iocaux montois de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, Les répétitions ont repris lundi, après six longs mois d’interruption. Jamais l’ORCW n’avait été aussi longtemps réduit au silence en 62 ans d’existence. C’est peu de l’écrire, les mines des musiciens ayant retrouvé le chemin des pupitres étaient radieuses lorsque nous les avons rencontrés ce mercredi à Mons (…) L’ORCW retrouvera la scène à Waterloo pour commencer, mais d’autres dates suivront., notamment à Arsonic à Mons. »
Pour lire l’article, cliquez ICI

DH Mons, G.La, 20/08/2020


« Un mot sur cet orchestre de chambre de Wallonie que vous commencez à connaitre ?
Un mot: étonnant! Au-delà de l’immense remerciement que je dois à tous mes prédécesseurs à la tète de cet orchestre: Augustin Dumay, Frank Braley… qui ont fait un travail remarquable, je trouve ici un orchestre qui a une identité sonore que j’ai rarement entendue. C’est un orchestre petit: la base est de 12 musiciens, on monte jusqu’à 20, 21… Pourtant il donne une sonorité que je n’arrive pas toujours à obtenir avec des orchestres de 40 !
Chaque musicien est impliqué, aucun ne lait de la figuration. Et puis, ils aiment ce qu’ils font. Ce sont eux qui m’ont demandé de reprendre le travail le plus vite possible en m’écrivant une lettre tous ensemble! « 

Pour lire l’article, cliquez ICI

Sud Presse, La Province, Corinne Toubeau, 20/08/2020


« Un orchestre populaire, proche de vous » !

« Voilà un slogan clair pour le nouveau directeur musical de l’ORCW, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie. Vahan Mardirossian, invité dans Les Infos ce mardi 30 juin, est venu nous présenter sa philosophie. Ce Parisien a pris ses fonctions en janvier dernier dans un contexte particulier avec l’arrivée du Covid-19. Mais son ambition est intacte. A présent domicilié à Mons, dont il est visiblement tombé sous le charme, le directeur musical veut attirer un maximum de gens aux représentations de l’ORCW. Il nous explique pourquoi sur notre plateau… »

Télé MB, Les infos, Julien Flament, 30/06/2020


Voici la première réaction de Vahan Mardirossian à sa désignation à la direction musicale de l’ORCW : « Tout grand voyage commence par un premier pas. Ce pas, je l’ai fait en mai dernier grâce à l’invitation de Frank Braley à me produire avec l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie. J’ai encore des souvenirs intacts de cette rencontre avec l’Orchestre ; il y avait tout ce dont un chef peut rêver : l’envie de faire de la belle musique, l’approche très professionnelle du travail et bien sûr, la sympathie des musiciens ce qui me permet aujourd’hui de penser que je vais travailler avec un orchestre d’amis musiciens, d’artistes. Je suis heureux et honoré d’être le nouveau Directeur musical de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie et je vais faire tout mon possible pour continuer le travail entamé par mes prédécesseurs sur le chemin de l’excellence et de la reconnaissance. Que le voyage commence ! »


Vahan Mardirossian : « La musique est mon oxygène et ma raison de vivre. »

Vahan Mardirossian, comment êtes-vous venu à la musique ?

Selon les dire de ma mère, dès ma naissance je m’endormais avec la musique de Mozart. Je me rappelle que dès que j’ai su faire fonctionner tout seul le disque platine, vers l’âge de deux-trois ans, je faisais tourner en boucle le concerto pour violon de Mendelssohn sous les doigts de Heifetz et la 5e symphonie de Beethoven par Furtwängler.

Mon père, radio-physicien, désirait que je fasse les études scientifiques et que m’engage dans une carrière en suivant ses pas. En remarquant que je chantais juste pour un enfant, ma mère – qui étant petite n’avait pas eu la chance que ses parents la poussent vers les métiers artistiques, alors qu’elle était très douée – m’a emmené dans une école de musique, dans le but que j’acquière une culture musicale et non pour devenir professionnel. Après cela, tout est allé très vite. Premier concert et une tournée à travers l’Arménie trois mois plus tard (avec les élèves de l’école) et premier récital complet neuf mois après avoir commencé le piano.

Moi – je voulais devenir chef d’orchestre, j’étais impressionné par les orchestres que je voyais à la télé et dans les salles de concerts, mais on m’avait expliqué que pour cela il fallait apprendre un instrument. Du coup, comme nous avions un piano à la maison, on m’a inscrit dans la classe de piano. Par la suite j’ai appris également le hautbois pour avoir une idée ce qu’est un instrument à vent.

Que représente la musique pour vous ?

Mon oxygène et ma raison de vivre.

Pouvez-vous nous parler de votre histoire avec la musique depuis vos 7 ans, de vos expériences de concertiste, de votre développement en tant que chef d’orchestre et directeur musical ?

Comme j’ai dit précédemment, je me suis retrouvé sur une scène très rapidement. Je me rappelle encore le bonheur que j’ai eu de jouer devant les gens. Je n’avais pas peur du tout et j’étais très fier qu’à la fin le public m’ait applaudi. Je crois que c’est à ce moment que j’ai compris que je voulais faire de la musique mon métier, en me disant que je ne trouverais aucun autre métier dans lequel une fois que vous avez terminé de travailler on vous applaudit. Depuis ce jour, j’ai été très souvent sur une scène, j’ai fait mon premier récital, mes débuts avec l’Orchestre de Chambre des Jeunes (dont des années plus tard je suis devenu le Directeur Musical), gagné quelques concours des jeunes interprètes et jeunes compositeurs, représenté l’Arménie à travers les tournées dans les pays de l’ex-URSS. La musique est mon oxygène et ma raison de vivre.

Vers 14 ans, j’avais monté avec mes amis l’Orchestre de Chambre des Jeunes, qui a très rapidement été pris sous l’aile de Centre Culturel d’Erevan. C’est ainsi que j’ai été embauché comme directeur musical de cet orchestre, alors que j’étais encore écolier. L’orchestre a existé jusqu’à mon départ pour la France trois ans plus tard.

Comment abordez-vous une partition? Vous écoutez ? Vous vous faites votre propre vision sans écouter?

Il est très important pour moi d’apprendre une œuvre par le biais de la partition, car dans ce cas je suis en lien direct avec l’auteur – personne ne m’impose sa vision de l’œuvre. Par la suite, une fois que je la maitrise, j’aime bien d’écouter plusieurs versions pour voir ce que les autres ont trouvé dans ces pages. Ce qui est impressionnant, c’est de voir la diversité des lectures du même texte par des personnes différentes. C’est là la vraie richesse de notre métier. Je peux m’inspirer des idées des autres et, après les avoir digérées, faire une autre version – la mienne.

Faites-nous découvrir l’Arménie, votre Arménie?

La mémoire de mon ordinateur ne suffirait pas pour vous parler de l’Arménie. Je pourrais vous dire que c’est le berceau de la chrétienté, un pays magnifique où on peut encore voir des vestiges d’une civilisation ancienne à côté des constructions modernes, je pourrais vous montrer les photos de mont Ararat sur lequel serait enterrée l’arche de Noé, je pourrais vous expliquer le goût de l’abricot et des fruits en général, je pourrais vous parler du soleil et des montagnes… tout cela ne sera qu’une pâle copie de ce que vous pourriez voir une fois sur place. Le mieux – c’est de la visiter.

Votre développement et votre expérience dans les pays asiatiques et la toute dernière à Hong Kong ?

Mon premier voyage en Asie a eu lieu dans les années 2000, quand j’ai foulé le sol du Japon. Impressionnant. Depuis, je retourne là-bas avec un plaisir inimaginable. Je suis tout simplement heureux dans ce pays. Tout m’étonne là-bas. La plus petite ville de province a des salles de concert incroyables, des orchestres, un public fidèle et attentif. J’ai fait mes premières tournées  en tant que pianiste et, petit-à-petit, j’ai bifurqué sur la direction d’orchestre. Aujourd’hui j’effectue 3-4 voyages par an au Japon pour travailler avec des orchestres majeurs du pays.

Hong Kong, c’est différent. J’ai visité Hong Kong pour la première fois l’année dernière pour diriger le City Chamber Orchestra of Hong Kong. Très récemment, j’ai reçu la proposition de devenir leur chef principal, ce que j’ai accepté avec plaisir. C’est encore tout nouveau pour moi et je pourrai vous en parler plus un peu plus tard.

Votre découverte de la France et de la francophonie, du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP )?

Mon avion à atterri à Paris le 14 octobre 1992. C’était mon premier voyage en France et je ne l’ai plus jamais quittée. La France m’a accueilli et est devenue ma deuxième patrie. Vu mon jeune âge (17ans), je n’ai pas eu de difficulté à m’imprégner de la culture française, de ses traditions, de sa langue. Depuis mon enfance, je suis très intéressé par l’histoire de France, j’avais lu tout Dumas, tout Jules Verne (en russe bien sûr), je connaissais la vie des Rois de France… Donc vous comprendrez très aisément mon excitation quand je me suis retrouvé en plein cœur de Paris, dans le jardin des Tuileries – d’un côté le Louvre, de l’autre la place de la Concorde – la tour Eiffel au loin…

J’ai été reçu au Conservatoire Supérieur de Région de Paris dans la classe de piano d’Olivier Gardon, puis un an plus tard dans la classe de Jacques Rouvier au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Trois ans plus tard, après avoir obtenu le premier prix de piano, j’ai intégré la classe de perfectionnement : deux ans d’études.

Pourquoi vouloir être Directeur musical ?
Fort de vos expériences passées… quels sont vos rêves pour l’ORCW, pour ses musiciens?

J’ai toujours aimé construire quelque chose. Le travail de Directeur musical est très différent de celui d’un chef invité, qui ne construit rien. Il arrive, on lui fournit le matériel (l’orchestre), il essaye de faire de son mieux avec et il s’en va. Si l’orchestre ne joue pas bien une semaine après, c’est n’est plus son problème.

Le Directeur musical, c’est différent. Le travail de Directeur musical est un travail de fond. Tout est fait dans la durée, tout est pensé pour le futur, tout est construit. Et c’est extrêmement jouissif de chercher des solutions aujourd’hui pour que demain ça aille mieux. Ces 9 derniers années, j’ai été chef principal de l’Orchestre de Caen et le Directeur musical de l’Orchestre National de Chambre d’Arménie, et je me sentais avec eux en famille, donc responsable.

Je désirerai avoir les mêmes relations avec les musiciens de l’ORCW que j’ai eu avec eux. Nous allons former une unité ensemble. Nous allons être « un » et nous entraider mutuellement. J’ai encore tant de choses à apprendre, et j’espère que l’orchestre me donnera de quoi réfléchir, de quoi chercher et de quoi s’améliorer.

(Photo : Vahan Mardirossian © V. Mardirossian)

www.vahanmardirossian.com
www.facebook.com/vahanmardirossianofficial/
www.youtube.com/user/vahanmardirossian
vahan.mardirossian@orcw.be


 

Partager

Laisser un commentaire