Petites fugues d’Epinal (FR) / De Ténèbres et de Lumières, 1/2 – Gérard Caussé, Caroline Michel, Narimène Bey

Le vendredi 3 avril 2020
  • À 20:30
Epinal, Basilique Saint-Maurice (FR)

À propos de cet événement

L’ORCW et Gérard Caussé, direction et alto, participent au festival musical Les Petites fugues d’Epinal, proposé par les Amis de l’orgue du temple porestant d’Epinal et soutenu par le Professeur Alain Carpentier. L’orchestre ouvre le concert avec  le bouleversant Adagio de Barber. Gérard Caussé prend son alto pour interpréter le Lachrymae op 48, oeuvre très sensible ou les moments de tension contenus alternent avec des passages de plus grande sérénité. Deux jeunes et talentueuses chanteuses, Caroline Michel, soprano et Narimène Bey, soprano colorature, croisent leur voix dans  l’une des plus belles mises en musique de la douleur maternelle, le sublime Stabat Mater de Pergolèse.

Gérard Caussé, direction et alto
Caroline Michel, mezzo-soprano
Narimène Bey, soprano colorature
Thierry Bohlinger, clavecin

Programme :

  • Samuel BarberAdagio pour orchestre à cordes op.11
  • Benjamin BrittenLachrymae pour alto et orchestre à cordes, op. 48a / Gérard Caussé, alto
  • Giovanni Battista Pergolese : « Stabat mater » / Gérard Caussé, direction – Caroline Michel, mezzo-soprano – Narimène Bey, soprano – Thierry Bohlinger, clavecin

Gérard Caussé, alto

Figure incontestée de l’alto en France et dans le monde, Gérard Caussé a développé, en parallèle d’une carrière de soliste, en récital et comme concertiste avec les plus grands chefs et les formations les plus prestigieuses, une activité de musique de chambre unanimement reconnue pour la générosité musicale de celui qui se considère, depuis Mozart, comme un « passeur » entre les voix grave et aigüe du quatuor à cordes. !

Partenaire recherché des plus grands, Gidon Kremer (Les Sept Dernières Paroles du Christ, de Haydn), Dimitry Sitkovetsky (création mondiale de la transcription faite par Sitkovetksy des Variations Goldberg de Bach), Mischa Maisky, Michel Portal, Paul Meyer, François-René Duchâble, Renaud Capuçon, Franck Braley, Nicholas Angelich…, Gérard Caussé a influencé, par son jeu unique et son aura, plusieurs générations de musiciens, devenus, après lui, altistes par vocation. !

D’un instrument à la voix intime et au répertoire discret, peu prédisposé, de nature, à faire beaucoup parler de lui, il a su faire cette voix si particulière, reconnaissable entre toutes, et inspirer les plus grands compositeurs de son temps : Henri Dutilleux, Philippe Hersant, Michaël Lévinas, Pascal Dusapin, Hugues Dufour, Betsy Jolas, Wolfgang Rihm, Gérard Pesson… !

Sa défense des répertoires contemporains, dès la fondation de l’Ensemble Intercontemporain, où Pierre Boulez le nomme alto solo, s’accompagne d’une activité pédagogique novatrice reconnue, du Conservatoire Supérieur de Paris, à la Escuela Reina Sofia de Madrid, comme dans de nombreuses masterclasses, à Verbier, Salzbourg, Sienne, Villecroze, Lisbonne, La Havane ou Caracas…

Chef et directeur musical de l’Orchestre de Chambre de Toulouse, de la Camerata de la Fondation Caja Duero de Salamanque, Gérard Caussé incarne toutes les facettes d’une vie d’altiste hors normes et hors pair, dont témoigne une discographie, sous les plus grands labels, riche de plus de 60 enregistrements salués par le public et la critique, comme la récente transcription des Suites pour violoncelle de Bach à l’alto, entrelacées de poèmes de Rilke, dits par Laurent Terzieff, chez Erato. !

Il partage la scène avec son magnifique Gasparo da Salo, de 1560.

Crédit photo © Jarek Frankowski


Caroline Michel, soprano

Caroline Michel a fait son immersion dans la musique par l’apprentissage du violon et du chant choral. Dès le début de son cursus, l’attrait de Caroline pour la scène et ses engagements au sein d’ensembles variés, font qu’elle ne cesse de se produire (avec le Choeur Européen Robert Schuman, le Choeur de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg ou lors de Récitals jeunes talents pour les JMF). Lors de ses études au Conservatoire de Strasbourg, sa curiosité la mène à effectuer une année d’échange aux Etats-Unis à la Setnor School of Music of Syracuse University (NY) où elle étudie durant un an dans la classe de Janet Brown. Elle rentre en 2011 à Strasbourg où elle achève avec distinction ses études au Conservatoire en 2012, dans la classe de chant de Marie-Madeleine Koebelé. Elle part poursuivre ses études à l’Ecole Supérieure de Musique de Dijon. Agnès Mellon, Jean-Paul Fouchécourt et Valérie Philippin y sont ses professeurs. Dans le cadre de ses études elle a notamment la chance de travailler avec Pierre Cao, au sein de l’ensemble Arsys Bourgogne, mais également avec Jérôme Coréas ou encore Mathieu Romano. En 2015, elle achève sa formation en obtenant son DNSPM et son DE de chant. Depuis, elle se produit régulièrement dans des cadres prestigieux comme la Philharmonie de Paris, le Festival de Saint-Denis ou encore l’Auditorium de Dijon, sous la direction de grands chefs tels que Emmanuel Krivine, Joël Suhubiette, Martin Gester, Michel Brun, ou encore Dominique Visse.

Elle a dernièrement incarné le rôle de Margaret au Théâtre Impérial de Compiègne dans Normandie, opérette de Henri Decoin et Paul Misraki, mise en scène par Christophe Mirambeau et produite par les Frivolités Parisiennes.

Qu’elle en soit l’invitée ou bien la cofondatrice, Caroline s’investit également dans de jeunes ensembles tels que Le Cortège d’Orphée, dirigé par Anthony Lo Papa, ou que le quatuor vocal a cappella A Bocca Chiusa avec lesquels elle donne de nombreux concerts (FIMU, Festival La voix dans tous les Sens, Les Dominicians de Haute Alsace).

Sa volonté d’étoffer toujours plus sa palette d’expression la pousse à la fois du côté du théâtre et de répertoires moins classiques. C’est ainsi qu’elle intègre en 2015 la Compagnie bisontine  « Le théâtre de la Clairière » avec laquelle elle a le plaisir de créer en tant que comédienne-chanteuse des spectacles musicaux dans lesquels elle aborde la chanson française, l’opérette ou bien le jazz.


Narimène Bey, soprano colorature

Ancienne élève du Conservatoire d’Epinal dans la classe de Robert Boschiero, Narimène Bey vient d’intégrer le cycle supérieur du Conservatoire de Montpellier.

C’est grâce à sa mère, passionnée de musique, que Narimène Bey s’inscrit dans une classe à horaires aménagés musique à l’âge de 7 ans. Son cheminement musical passera d’abord par la pratique d’un instrument : le violon. Elle nourrit ensuite assez rapidement une passion vive pour le chant. Elle s’illustre pour la première fois en soliste à travers le fameux « Oh Happy Day » dans la chorale de son lycée.

Sa vie prendra un nouveau tournant lorsqu’à 16 ans, imitant une cantatrice interprétant l’Air de Pamina extrait de la « Flûte Enchantée » de Mozart, la jeune musicienne se met à chanter ledit air devant sa salle de solfège. L’air de rien, un homme s’approche. Profondément touché par sa voix, il lui demande dès lors d’entrer dans sa classe. Il s’agissait du disciple de Mme Brumaire, le professeur de chant du Conservatoire d’Epinal, Monsieur Boschiero.

Une aventure commune les guidera vers une première interprétation publique de l’Air de la Reine de la Nuit, extrait du même opéra susmentionné, puis vers une participation au Concours Artistique d’Epinal. Elle aura également la chance de participer à la classe de maître de l’exceptionnelle soprano Elena Vassilieva, qui l’encouragera alors à poursuivre une carrière dans la capitale.

Elle entre en septembre 2014 dans la classe d’Anne le Coutour en Ile-de-France, qui lui enseignera non seulement le chant mais également la maîtrise de l’art scénique et du jeu théâtral. Elle envisage prochainement une entrée au CNSM de Paris.


Bon à savoir

►Basilique Saint-Maurice, Place Saint-Goery, 88000 Épinal, France

► Infos et réservations :
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