« Hewar » – « Dialogue » en arabe – est un projet du clarinettiste et compositeur syrien Kinan Azmeh.

Kinan Azmeh juxtapose les styles musicaux pour créer une musique d’un genre vraiment unique, faite d’un dialogue entre la musique arabe, le jazz, l’opéra et les mélodies classiques occidentales. Installé depuis des années déjà à New York, il partage sa vie entre l’Orient et l’Occident. Il s’est déjà produit dans les plus prestigieuses salles de concert du monde et a collaboré avec des pointures comme Yo-Yo Ma, Marcel Khalife, Aynur, Daniel Barenboim et Jivan Gasparian. Il compose pour différentes formations. Une certaine mélancolie, mais aussi beaucoup de vitalité émanent de sa musique.
Concert à BOZAR​, le 3 juin 2017 à 20 h, avec Kinan Azmeh, clarinette (Syrie), Dima Orsho, chant (Syrie), Jasser Haj Youssef, viole d’amour (Tunisie) et l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie sous la direction de Jean-François Chamberlan.


JT RTBF 13h00 et 19h30, 03/06/2017

Reportage de D. Dussein, R. El Baroudi, S. Noel et Y. Gigant.
« La rencontre entre l’Orient et l’Occident, un rendez-vous que l’art rend possible. Un très beau mélange dû à trois musiciens syriens qui mélangent la musique de leurs origines avec du classique, du jazz fusion… »


JP RTBF, 03/06/2017

Reportage de Thierry Vangulick.

C’est encore une rencontre inédite mais au coeur de l’actualité que propose l’Orchestre de Chambre de Wallonie avec l’ensemble Hewar. Un trio composé de musiciens syriens exilés aux Etats-Unis. A sa tête Kinan Azmeh, un des plus grands clarinettistes d’aujourd’hui qui a joué avec de prestigieux musiciens classiques. Sa musique, d’inspiration arabe mais aussi balkanique, il l’a arrangée pour l’orchestre à cordes. Et le fruit de la rencontre de ces deux univers si différents se traduira par un concert unique à Bozar à Bruxelles ce soir. Thierry Vangulick a assisté à la dernière répétition.

Sa musique, c’est la mélancolie même. Kinan Azmeh plonge dans la splendeur perdue de sa Syrie natale les racines de son inspiration. Un pays, un art de vivre qu’il tente de recréer depuis New York, sa terre d’exil depuis 16 ans. Et il fait de sa clarinette une voix qui inspire et qui libère.

Kinan Azmeh : « Quand la révolution a commencé, c’était très difficile de composer. Très difficile d’exprimer ce qui se passe. Je crois que quand tu fais de la musique, c’est l’expression de la liberté, en fait. La clarinette, c’est la moitié avec laquelle j’exprime. Il y a beaucoup de liberté dans cela.

Avec Jasser Youssef à la viole d’amour, il forme l’ensemble « Hewar », ce qui veut dire « dialogue » en français. Dialogue entre les genres et entre les gens.

Jasser Youssef : « La musique orientale, là d’où on vient, en Syrie, est plutôt influencée par la musique grecque et turque. On a tous un parcours de musique classique aussi. Donc, lorsqu’on compose, forcément, on va retrouver toutes ces influences. »

Dima Orsho, la chanteuse, charrie dans sa voix magnifique toutes les mélopées de l’Orient. Et de ce mélange improbable naît un beau mariage avec l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie qui porte avec sensibilité et rigueur une musique profondément humaine.

Ce concert unique  se déroulera ce samedi à 20h à BOZAR à  Bruxelles.


VivaCitéJP RTBF, 03/06/2017

Reportage de Thierry Vangulick.

C’est un des plus grands clarinettistes d’aujourd’hui ; Kinan Hewar musicien syrien sera en concert ce soir à Bozar à Bruxelles avec son trio Hewar et l’Orchestre de Chambre de Wallonie. Exilé aux Etats Unis depuis 16 ans, il a joué avec les plus grands virtuoses classiques mais  c’est avec ses propres compositions qu’il vient aujourd’hui. Mélange d’influences arabe, balkanique et classique, il propose des oeuvres envoûtantes, porteuse d’un message d’espoir et de liberté pour tous les réfugiés de la terre.Thierry Vangulick l’a rencontré en répétition avec l’orchestre de chambre.

Kinan Azmeh : « You do music to recreate the world in a new way… »

Quand vous faites de la musique, c’est pour recréer le monde autrement, d’une façon plus idéale en un sens. Et on s’inspire de sentiments et d’expériences qui dépassent la réalité de tous les jours.

Kinan Azmeh : « When the Syrian revolution began… »

Mais quand la révolution syrienne a éclaté, je me suis senti incapable de composer. Ce qui se passait là-bas dépassait de loin en complexité ce que je pouvais exprimer à travers ma musique. Et je n’ai plus rien écrit pendant plus d’un an.

Kinan Azmeh : « Then you realize, you know, you are out yourself… »

Et puis, j’ai réalisé que j’avais le devoir de continuer à m’exprimer. Et comme la clarinette et la musique en général sont mes outils d’expression, j’ai recommencé à jouer, puis à composer. Et cela m’a amené à penser que faire de la musique, c’est vraiment un acte de liberté. Et qu’on doit toujours continuer à la pratiquer en espèrant qu’elle sera contagieuse.

Kinan Azmeh : « I grew up playing Bach, Mozart and Brahms… »

J’ai grandi en jouant Bach, Mozart et Brahms. J’ai fait beaucoup de musique de chambre. Mais c’est toujours très excitant d’apporter une oeuvre à un orchestre de chambre et de créer avec lui une entité de sons si différents. C’est vraiment bon de ressentir cela.

Kinan Azmeh: « And it’s nice to feel that… »

Ce concert unique  se déroulera ce samedi à 20h à BOZAR à  Bruxelles.


Hewar - Kinan Azmeh

L’homme qui affrontait le silence

Hewar : « dialogue »
« Ce sera plutôt de la musique de chambre. On va “zoomer” de notretrio à l’orchestre et inversement. Et il y aura une vraie prise de risque ! » Le clarinettiste syrien Kinan Azmeh revient, ce samedi 3 juin, à Bozar, avec les compères de son ensemble Hewar (« dialogue »), la viole d’amour Jasser Haj Youssef et la soprano Dima Orsho. Le trio proposera ses propres compositions et autres improvisations aux cordes de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie. Un dialogue interculturel qui n’est pas une première pour l’ORCW. L’orchestre avait déjà collaboré avec l’oudiste tunisien Anouar Brahem, en 2015, et avec la chanteuse bruxelloise d’origine marocaine Laïla Amezian, en 2014. Ce concert intime ravit en tout cas Mohamed Ikoubaân, le directeur du centre culturel nomade Moussem (soutenu par le gouvernement flamand), qui a joué les entremetteurs, cinq ans après avoir découvert Kinan Azmeh à Beyrouth. « Pour citer Foucault, il faut créer des oasis pour que les gens se découvrent. A Bruxelles, 60 % de la population vient d’ailleurs et ne partage pas forcément le référentiel belge.Il faut élargir le cercle et inclure les expressions en présence dans l’offre artistique de la ville et du pays. » Dont acte. (Lire l’article)

Le Vif – L’Express, Xavier Flament, 02/06/2017


Hewar - Pare-ballesPare balles

Contre les horreurs de la guerre en Syrie, le clash des civilisations l érection de murs : une clarinette… Celle de Kinan Azmeh, qu’il fait dialoguer le 3 juin avec l’ORCW.

« Il y a beaucoup de choses que la musique ne peut pas faire. Ma clarinette ne peut pas arrêter une balle, libérer un prisonnier politique. Elle ne peut rien contre toutes sortes de violences. Mais ce qu elle sait faire, c est inspirer les gens ouvrir leur esprit. Et cela, heureusement, c’est contagieux ». Kinan Azmeh.(Lire l’article)

L’Echo, Xavier Flament, 27/05/2017


 

 

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